💡 TL;DR — Termius est l’alternative moderne à PuTTY sur Windows : interface claire, clés SSH intégrées, SFTP natif. La version gratuite suffit pour 1-3 serveurs sur un seul poste. Le plan Pro (100$/an) débloque la sync cloud multi-appareils et s’amortit en 2 semaines pour un admin sys.
Table des matières
Table des matières
- Pourquoi PuTTY mérite sa retraite (et tu mérites mieux)
- Termius en 30 secondes : Le pitch
- Installation sur Windows : 3 minutes chrono
- Configuration : Ajouter ton premier serveur
- Les fonctionnalités qui tuent (et pourquoi tu vas les adorer)
- Version gratuite vs payante : Ce qu’il faut savoir
- Cas d’usage concrets : Quand Termius brille vraiment
- Termius vs les alternatives : Le match
- Bonnes pratiques et tips pour exploiter Termius comme un pro
- Les petits défauts (parce qu’il faut être honnête)
- Installation de Mosh sur ton serveur (bonus tip)
- Sécurité : Termius est-il sûr ?
- FAQ : Les questions qu’on me pose tout le temps
- Pour aller plus loin : Intégrations et workflows avancés
- Conclusion : Termius en vaut-il la peine en 2026 ?
- Pour aller plus loin
- Articles connexes
Pourquoi PuTTY mérite sa retraite (et tu mérites mieux)
Soyons honnêtes : PuTTY a fait le job pendant 20 ans. Mais en 2026, gérer tes serveurs ne devrait pas ressembler à une séance de torture médiévale. Voici ce que PuTTY ne fait toujours pas :
- Synchronisation entre appareils : Tes configs restent prisonnières d’une seule machine
- Interface moderne : On dirait Windows 95 a vomi sur ton écran
- Gestion native des clés SSH : Tu dois jongler avec PuTTYgen comme un clown triste
- Organisation des connexions : Bonne chance pour retrouver le bon serveur parmi tes 47 configs
- Multi-plateforme : Windows uniquement, parce que pourquoi faire simple ?
Termius, lui, fait tout ça. Et bien plus encore.
Termius en 30 secondes : Le pitch
Termius est un client SSH moderne et cross-platform (Windows, macOS, Linux, iOS, Android) qui transforme la gestion de tes serveurs en expérience fluide. Imagine avoir accès à tous tes serveurs depuis n’importe quel appareil, avec tes clés SSH synchronisées, tes snippets de commandes prêts à l’emploi, et une interface qui ne pique pas les yeux.
Développé par Termius Corporation, l’outil existe en version gratuite (largement suffisante pour la plupart des usages) et en versions payantes pour les besoins professionnels ou en équipe.
Le verdict rapide : Si tu gères plus de 3 serveurs régulièrement ou si tu travailles depuis plusieurs machines, Termius va te changer la vie. Point.
Installation sur Windows : 3 minutes chrono
Méthode 1 : Via le Microsoft Store (recommandé)
La plus simple, et probablement la plus sûre :
- Ouvre le Microsoft Store
- Recherche “Termius”
- Clique sur Installer
- Lance l’application
Avantage : Mises à jour automatiques, installation propre, désinstallation facile.
Méthode 2 : Téléchargement direct
Si tu préfères le faire à l’ancienne :
- Va sur termius.com/download/windows
- Télécharge l’installeur
.exe - Lance l’installation (Next, Next, Finish, tu connais la chanson)
💡 À savoir : L’installeur pèse environ 80 Mo. Connexion potable requise.
Premier lancement : Configuration de base
Au premier démarrage, Termius te propose de créer un compte gratuit. Crée-le. Même si tu penses ne pas en avoir besoin maintenant, tu me remercieras plus tard quand tu voudras accéder à tes serveurs depuis ton smartphone à 2h du matin parce qu’un service est tombé.
L’inscription est gratuite et ne demande qu’une adresse email. Pas de carte bancaire, pas de période d’essai qui expire.
Configuration : Ajouter ton premier serveur
La méthode rapide (authentification par mot de passe)
Pour ceux qui sont pressés ou qui débutent :
-
Clique sur le + en haut à gauche
-
Sélectionne New Host
-
Remplis les champs :
- Hostname : L’IP ou le nom de domaine de ton serveur
- Port : 22 (par défaut) ou ton port SSH personnalisé
- Username : Ton utilisateur SSH
- Password : Ton mot de passe
-
Clique sur Save
-
Double-clique sur ton serveur pour te connecter
Trop facile. Mais on peut faire mieux.
La méthode pro (authentification par clé SSH)
Si tu suis un minimum les bonnes pratiques de sécurité (et tu devrais, surtout si tu as lu mon guide complet sur la sécurisation d’un serveur Linux), tu utilises déjà des clés SSH.
Termius gère ça comme un chef :
-
Clique sur Keychain dans le menu de gauche
-
Clique sur + → New Key
-
Deux options :
- Import : Importe une clé existante (format PEM, OpenSSH)
- Generate : Laisse Termius générer une nouvelle paire de clés
-
Si tu génères une nouvelle clé :
- Choisis ED25519 (plus sûr et plus rapide que RSA 2048)
- Ajoute une passphrase (important pour la sécurité)
- Donne-lui un nom explicite (“clé-prod-2025”, pas “key1”)
-
Copie la clé publique et ajoute-la sur ton serveur dans
~/.ssh/authorized_keys -
Lors de la création de ton host, sélectionne cette clé dans le menu déroulant Keys
✅ Astuce de pro : Termius peut même pousser automatiquement ta clé publique sur le serveur lors de la première connexion. Magique.
Tu veux zapper complètement les fichiers .pem ? Termius propose aussi SSH ID : tes clés SSH générées via passkey biométrique (Face ID, Touch ID, Windows Hello), la clé privée stockée dans le Secure Enclave — plus rien à copier, plus rien à perdre.
Les fonctionnalités qui tuent (et pourquoi tu vas les adorer)
1. Organisation intelligente avec groupes et tags
Tu gères plusieurs clients ? Différents environnements (dev, staging, prod) ? Termius te laisse créer des groupes et des tags pour tout organiser.
Exemple d’arborescence :
📁 Clients
├── 📁 Client A
│ ├── 🖥️ Prod Web (tag: production)
│ ├── 🖥️ Prod DB (tag: production, database)
│ └── 🖥️ Dev (tag: development)
└── 📁 Homelab
├── 🖥️ Proxmox
├── 🖥️ NAS
└── 🖥️ Pi-hole
Résultat : Plus besoin de parcourir une liste infinie. Tout est structuré, tout est accessible en deux clics.
2. Snippets : Tes commandes favorites à portée de main
Si tu tapes régulièrement les mêmes commandes (mise à jour système, vérification des logs, redémarrage de services…), les Snippets vont te faire économiser des heures.
Exemples de snippets utiles :
Mise à jour Ubuntu/Debian :
sudo apt update && sudo apt upgrade -y && sudo apt autoremove -y
État des conteneurs Docker :
docker ps -a --format "table {{.Names}}\t{{.Status}}\t{{.Ports}}"
Espace disque :
df -h | grep -E '^/dev'
Logs en temps réel (Nginx) :
tail -f /var/log/nginx/access.log
Pour créer un snippet :
- Menu Snippets → + New Snippet
- Donne-lui un nom (“update-system”, “docker-status”)
- Colle ta commande
- Utilise-le via Ctrl+R dans un terminal connecté
✨ Bonus depuis 2024 : Les snippets sont maintenant gratuits dans Termius (avant c’était réservé à la version Pro). Cadeau.
3. Split View : Gérer plusieurs serveurs simultanément
Tu dois comparer des configs entre deux serveurs ? Lancer la même commande sur trois machines ? Le Split View est fait pour ça.
Utilisation :
- Clic droit sur un onglet → Split Horizontally ou Split Vertically
- Ajoute autant de panels que nécessaire
- Tape dans l’un, ça s’applique partout (optionnel, via Broadcast Input)
Cas d’usage concret : Tu mets en place un cluster Docker Swarm sur 3 nœuds. Plutôt que de jongler entre 3 fenêtres PuTTY, tu as tout sous les yeux et tu lances tes commandes en parallèle.
4. Port Forwarding intégré
Besoin d’accéder à un service web qui tourne sur un port non exposé ? Genre une interface Portainer, Grafana ou n’importe quel dashboard interne ?
Termius intègre le Port Forwarding (tunnel SSH) nativement :
-
Clic droit sur ton host → Edit
-
Onglet Port Forwarding
-
Ajoute une règle :
- Local port : 8080 (le port sur ta machine)
- Destination : localhost:9000 (le service sur le serveur)
-
Connecte-toi au serveur
-
Ouvre ton navigateur :
http://localhost:8080
Et voilà, tu accèdes à Portainer (ou autre) comme s’il était sur ta machine locale. Sans ouvrir de port sur le serveur, sans bidouiller iptables.
5. SFTP intégré : Transférer des fichiers sans WinSCP
Termius inclut un client SFTP graphique. Plus besoin de lancer WinSCP ou FileZilla à côté.
Comment l’utiliser :
- Connecte-toi à ton serveur
- Clique sur l’icône SFTP dans la barre latérale
- Interface split : à gauche ta machine, à droite le serveur
- Drag & drop pour transférer des fichiers
Simple, efficace, et tout est dans la même application.
6. Autocomplete et historique des commandes
Termius propose un autocomplete contextuel pour tes commandes (basé sur ton historique bash/zsh), les chemins de fichiers, et même les arguments de commandes courantes.
Exemple : Tu tapes docker → Termius suggère automatiquement ps, exec, logs, restart, etc.
Combiné avec Ctrl+R pour chercher dans l’historique, ça transforme l’expérience terminal.
Version gratuite vs payante : Ce qu’il faut savoir
Termius existe en plusieurs éditions. Voici le découpage (tarifs 2026) :
🆓 Termius Starter (Gratuit)
Ce que tu as :
- Connexions SSH, Mosh, Telnet, SFTP illimitées
- Port Forwarding
- Multi-onglets et Split View
- Snippets (depuis 2024 !)
- Gestion des clés SSH
- Organisation par groupes
Ce qui manque :
- Synchronisation cloud entre appareils
- Partage de connexions en équipe
- Historique des commandes synchronisé
- Support prioritaire
Verdict : Si tu travailles sur un seul ordinateur, la version gratuite est largement suffisante. Honnêtement.
💼 Termius Pro (10$/mois ou 100$/an)
En plus du gratuit :
- Sync cloud : Toutes tes connexions, clés, snippets synchronisés partout
- Vault chiffré : Stockage sécurisé (AES-256) de tes credentials
- Support prioritaire
Pour qui : Freelances, admins sys qui bossent depuis plusieurs machines (PC bureau, laptop, smartphone), ou simplement ceux qui veulent la paix mentale de tout avoir synchronisé.
👥 Termius Team (20$/utilisateur/mois)
En plus du Pro :
- Partage de connexions avec ton équipe
- Audit logs : Qui s’est connecté où et quand
- Gestion centralisée des accès
Pour qui : Équipes IT, agences qui gèrent plusieurs clients, entreprises avec conformité stricte.
🏢 Termius Business (30$/utilisateur/mois)
En plus du Team :
- SSO/SAML pour l’authentification
- Gestion avancée des permissions
- Support dédié
- SLA garanti
Pour qui : Grandes entreprises, secteurs régulés (finance, santé).
Cas d’usage concrets : Quand Termius brille vraiment
Scénario 1 : L’admin sys freelance
Contexte : Tu gères 15 clients, chacun avec 2-5 serveurs.
Avec PuTTY :
- 50+ fichiers de config dispersés
- Copier/coller les IPs depuis un fichier Excel
- Retrouver tes clés SSH dans 3 dossiers différents
- Prier pour ne pas te tromper de serveur prod
Avec Termius :
- Organisation par client → Environnement → Serveur
- Tags “production” en rouge pour éviter les boulettes
- Snippets pour les tâches récurrentes
- Accès depuis ton laptop ou smartphone si urgence
Gain de temps estimé : 30 min/jour. Soit 2h30/semaine. Soit 130h/an. À toi de voir si 100$/an en vaut la peine.
Scénario 2 : L’étudiant en apprentissage
Contexte : Tu suis mes tutos sur l’auto-hébergement (comme celui-ci sur l’installation de Nextcloud avec Docker) et tu testes sur 2-3 VPS ou VMs locales.
Avec Termius gratuit :
- Interface claire pour tes premiers pas en SSH
- Gestion simple de tes 3-4 serveurs
- Snippets pour mémoriser les commandes Docker courantes
- Port Forwarding pour accéder aux interfaces web de tes services
Coût : 0€. Parfait pour apprendre.
Scénario 3 : L’équipe DevOps
Contexte : 5 développeurs, 20 serveurs de prod, conformité SOC2.
Avec Termius Team :
- Partage centralisé des connexions (pas de “Hé, c’est quoi l’IP du serveur de staging déjà ?”)
- Audit logs pour tracer qui a fait quoi
- Rotation des clés simplifiée
- Onboarding instantané des nouveaux membres
ROI : Si ça t’évite une seule erreur critique (genre déployer en prod au lieu de dev), c’est déjà rentabilisé.
Termius vs les alternatives : Le match
Termius vs PuTTY
PuTTY :
- ✅ Gratuit et open-source
- ✅ Ultra-léger (1 Mo)
- ❌ Interface préhistorique
- ❌ Windows uniquement
- ❌ Gestion des clés via PuTTYgen (pain in the ass)
- ❌ Pas de sync, pas d’organisation avancée
Termius :
- ✅ Interface moderne et intuitive
- ✅ Cross-platform (Windows, Mac, Linux, mobile)
- ✅ Gestion native des clés SSH
- ✅ Organisation par groupes/tags
- ✅ SFTP intégré
- ❌ Version gratuite limitée (pas de sync)
- ❌ Propriétaire (pas open-source)
Verdict : Si tu veux juste “une fenêtre SSH qui marche”, PuTTY suffit. Si tu veux une vraie productivité, Termius écrase tout.
Termius vs MobaXterm
MobaXterm :
- ✅ Gratuit (version Home)
- ✅ Serveur X11 intégré (utile pour les GUI distantes)
- ✅ Plein d’outils réseau (FTP, VNC, RDP…)
- ❌ Interface chargée et confuse
- ❌ Version Pro chère (70€/an)
- ❌ Windows uniquement
Termius :
- ✅ Interface épurée, focus sur SSH
- ✅ Multi-plateforme
- ✅ Meilleure expérience mobile
- ❌ Pas de serveur X11
- ❌ Moins d’outils “couteau suisse”
Verdict : MobaXterm si tu as besoin de X11 et d’un outil tout-en-un. Termius si tu cherches un client SSH moderne et efficace sans le bordel.
Termius vs OpenSSH natif (Windows Terminal)
Depuis Windows 10, OpenSSH est intégré. Tu peux utiliser ssh directement dans PowerShell ou Windows Terminal.
OpenSSH + Windows Terminal :
- ✅ Natif, pas d’installation
- ✅ Gratuit
- ✅ Léger
- ❌ Pas d’interface graphique pour gérer les connexions
- ❌ Gestion manuelle des clés et configs (~/.ssh/config)
- ❌ Pas de SFTP graphique
Termius :
- ✅ Interface graphique pour tout
- ✅ SFTP intégré
- ✅ Gestion visuelle des clés
- ✅ Organisation des serveurs
- ❌ Application supplémentaire à installer
Verdict : Si tu es 100% CLI et que ça ne te dérange pas d’éditer des fichiers de config à la main, OpenSSH suffit. Sinon, Termius apporte un confort de vie indéniable.
Bonnes pratiques et tips pour exploiter Termius comme un pro
1. Utilise des noms de serveurs explicites
❌ Mauvais :
- server1
- vps-france
- test
✅ Bon :
- client-acme-prod-web
- homelab-proxmox
- blog-wordpress-staging
Pourquoi : Dans 6 mois, tu auras oublié ce qu’est “server1”. Sois gentil avec ton futur toi.
2. Code tes environnements avec des couleurs
Code tes serveurs par couleur dans Termius. La convention qui sauve des prod :
- 🔴 Rouge : Production (danger, réfléchir avant de cliquer)
- 🟠 Orange : Staging
- 🟢 Vert : Dev / Test
- 🔵 Bleu : Homelab / Perso
Comment : Clic droit sur un host → Edit → Color tag
3. Crée un snippet “status global”
Un snippet qui te donne l’état de ton serveur en un clin d’œil :
echo "=== SYSTÈME ===" && \
uname -a && \
uptime && \
echo "" && \
echo "=== DISQUE ===" && \
df -h | grep -E '^/dev' && \
echo "" && \
echo "=== MÉMOIRE ===" && \
free -h && \
echo "" && \
echo "=== DOCKER (si installé) ===" && \
docker ps 2>/dev/null || echo "Docker non installé"
Nom du snippet : status
Tape status + Enter, et tu as toutes les infos critiques. Pratique pour un check rapide.
4. Active l’authentification à deux facteurs (2FA)
Si tu utilises la version Pro/Team et que tes connexions sont synchronisées dans le cloud, active le 2FA sur ton compte Termius.
Comment :
- Menu utilisateur (en haut à droite) → Settings
- Security → Two-Factor Authentication
- Scanne le QR code avec Authy, Google Authenticator ou Bitwarden
⚠️ Pourquoi : Tes serveurs valent bien plus que les 30 secondes nécessaires pour setup le 2FA.
5. Fais des sauvegardes de tes clés privées
Même avec la sync cloud, garde une copie offline de tes clés privées SSH. Sur une clé USB chiffrée, dans un gestionnaire de mots de passe (comme Vaultwarden que j’auto-héberge), ou dans un coffre-fort numérique.
Règle d’or : Si Termius disparaît demain, tu dois pouvoir accéder à tes serveurs.
Les petits défauts (parce qu’il faut être honnête)
1. Pas open-source
Contrairement à OpenSSH ou PuTTY, Termius est propriétaire. Tu dois faire confiance à l’entreprise pour la gestion de tes credentials, même si tout est chiffré côté client (AES-256).
Mitigation : Ne stocke jamais de clés SSH ultra-sensibles (genre prod bancaire) uniquement dans Termius cloud. Garde des backups offline.
2. La version gratuite sans sync peut frustrer
Si tu travailles depuis plusieurs machines (PC bureau + laptop + smartphone), ne pas avoir la sync cloud en gratuit, c’est limite frustrant. Tu dois reconfigurer tout manuellement sur chaque appareil.
Solution : Soit tu payes les 100$/an, soit tu utilises un gestionnaire de config Git pour tes fichiers SSH (plus technique).
3. Performance sur des sessions très lentes
Sur des connexions SSH via 4G pourrie ou satellite, Termius peut être légèrement plus lent que PuTTY qui est ultra-minimaliste. On parle de millisecondes, mais ça compte si tu es sur une liaison à 28 kbps au milieu du Sahara.
Alternative : Utilise Mosh (Mobile Shell) à la place de SSH. Termius le supporte nativement et c’est fait exactement pour ça.
Installation de Mosh sur ton serveur (bonus tip)
Mosh, c’est SSH en mieux pour les connexions instables. Ça résiste aux changements d’IP (utile si tu passes du Wi-Fi à la 4G), aux latences, et ça reste connecté même si ton laptop hiberne.
Installation rapide sur Ubuntu/Debian :
sudo apt update && sudo apt install mosh -y
Ouvre le port UDP 60000-61000 dans ton pare-feu :
sudo ufw allow 60000:61000/udp
Dans Termius :
- Clic droit sur ton host → Edit
- SSH → Change en Mosh
- Connecte-toi
Résultat : Une connexion qui survit à tout. Indispensable si tu administres tes serveurs depuis un train ou un café.
Sécurité : Termius est-il sûr ?
La vraie question : Peut-on faire confiance à Termius avec nos clés SSH et credentials ?
Réponse courte : Oui, dans le cadre d’un usage raisonnable.
Réponse longue :
Chiffrement
- Local : Toutes les données sensibles (clés privées, mots de passe) sont chiffrées localement avec AES-256 avant d’être envoyées au cloud
- Cloud : Le stockage utilise également AES-256
- Zero-knowledge : Termius affirme ne pas avoir accès à tes données déchiffrées (ton mot de passe maître n’est jamais envoyé)
Audit et certifications
- Termius n’est pas open-source, donc pas d’audit public du code
- L’entreprise est basée aux États-Unis (juridiction à prendre en compte selon tes besoins)
- Pas de certification SOC2/ISO27001 publiquement affichée (au moment de l’écriture)
Recommandations
Pour un usage standard (PME, freelance, homelab) : ✅ Go
Pour un usage ultra-sensible (production critique, données RGPD/HIPAA/financières) :
- ⚠️ Évalue les risques
- ⚠️ Ne stocke pas tes clés privées les plus critiques dans le cloud Termius
- ⚠️ Préfère une solution self-hosted si la compliance l’exige
Mon avis personnel : J’utilise Termius pour gérer mes serveurs perso, mes VPS clients, et mon homelab. Pour mes rares serveurs ultra-critiques, je garde les clés hors du cloud et je les gère manuellement. C’est un compromis pragmatique entre sécurité et productivité.
FAQ : Les questions qu’on me pose tout le temps
Termius fonctionne-t-il sur Linux ?
Oui. Disponible en .deb (Ubuntu/Debian), .rpm (Fedora/Red Hat), Snap, et AppImage.
Mais : Sur Linux, la concurrence est rude (Tilix, Alacritty, Kitty…). L’intérêt de Termius, c’est surtout si tu as plusieurs OS et que tu veux la sync.
Peut-on utiliser Termius sans connexion Internet ?
Oui pour les connexions SSH locales.
Non pour la sync cloud (logique) et certaines features comme l’autocomplete avancé qui dépend du cloud.
En pratique : Une fois tes serveurs configurés, tu peux bosser offline sans souci.
Termius remplace-t-il complètement un terminal classique ?
Non. Termius est un client SSH, pas un terminal système local.
Pour du dev local (compilation, git, scripts), tu utiliseras toujours PowerShell, CMD, ou Windows Terminal.
Termius, c’est uniquement pour tes connexions distantes (serveurs, VPS, NAS, Raspberry Pi…).
Y a-t-il une réduction étudiante ou open-source ?
Étudiants : Oui, via le GitHub Student Developer Pack. Accès gratuit à Termius Pro pendant tes études.
Projets open-source : Termius propose un programme “Termius for Open Source” avec accès gratuit aux fonctionnalités Pro. Détails ici.
Puis-je importer mes sessions PuTTY dans Termius ?
Pas directement, mais tu peux :
- Exporter tes sessions PuTTY depuis le registre Windows
- Utiliser un script de conversion (cherche “putty to termius converter” sur GitHub)
- Ou recréer tes connexions manuellement (l’occasion de faire le ménage)
Honnêtement : Si tu as moins de 20 serveurs, autant recréer à la main. Ça prend 10 minutes et tu repars sur des bases propres.
Pour aller plus loin : Intégrations et workflows avancés
Intégration avec AWS, Azure, DigitalOcean
Termius peut se connecter à ton compte cloud et importer automatiquement tes instances :
- AWS : Via IAM credentials, récupère tes instances EC2
- Azure : Import de tes VMs
- DigitalOcean : Import de tes droplets
Avantage : Tes serveurs cloud sont ajoutés automatiquement. Si tu crées/supprimes des instances, Termius se met à jour.
Comment :
- Menu Integrations
- Choisis ton provider
- Authentifie-toi
- Boom, toutes tes machines apparaissent
⚠️ Limite : Fonctionnalité réservée aux plans payants (Pro et au-dessus).
Automatisation avec Termius API (Team/Business)
Les plans Team et Business offrent une API REST pour automatiser :
- Création de connexions via script
- Déploiement de configurations en masse
- Intégration avec tes outils de provisionning (Terraform, Ansible)
Exemple de cas d’usage : Tu spinnes 50 serveurs avec Terraform. Un script post-deploy appelle l’API Termius pour ajouter automatiquement les 50 connexions SSH avec les bonnes clés et les bons tags.
Documentation : Termius API Docs
Conclusion : Termius en vaut-il la peine en 2026 ?
Réponse courte : Oui, si tu gères plus de 3 serveurs ou si tu travailles depuis plusieurs appareils.
Réponse nuancée :
-
Pour un débutant qui découvre SSH : Termius gratuit est parfait. Interface claire, pas de prise de tête avec PuTTYgen, et ça ne coûte rien. Go.
-
Pour un admin sys freelance/salarié : Termius Pro (100$/an) est un investissement rentable. Tu gagnes facilement 30 min/jour en productivité, soit ~130h/an. À toi de faire le calcul.
-
Pour une équipe IT : Termius Team/Business apporte une vraie valeur en termes de collaboration, audit, et conformité. Compare avec le coût d’une erreur en prod ou d’un audit raté.
-
Pour un puriste du libre : Termius n’est pas pour toi. Reste sur OpenSSH + terminal classique, ou regarde du côté de Tilix (Linux) ou iTerm2 (macOS).
Mon verdict personnel : J’utilise Termius Pro depuis 2 ans. Ça me coûte 100€/an. Je récupère ça en 2 semaines grâce au temps gagné. Pour moi, c’est un no-brainer.
Mais si tu es étudiant, débutant, ou que tu as juste 2-3 serveurs perso, la version gratuite fera le job. Teste, tu verras bien.
Pour aller plus loin
Maintenant que tu as Termius bien configuré, il est temps de sécuriser sérieusement tes serveurs SSH. Parce qu’avoir un beau client SSH, c’est bien, mais si ton serveur se fait rooter en 10 minutes par un bot, ça sert à rien.
- Guide complet : sécuriser un serveur Linux — Fail2Ban, port SSH, désactivation root, auth par clé uniquement
- Guide ultime de l’auto-hébergement 2026 — Monter une infra perso solide et économiser 500€/an en abonnements cloud
Bon SSH, et que le ping soit avec toi. 🚀